Que se passe-t-il dans le corps après l’ablation de la vésicule biliaire ? 3 maladies qui peuvent en résulter

Publié le 3 mars 2025
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Imaginez un engrenage bien huilé qui facilite la digestion. La vésicule biliaire joue ce rôle, discrètement, en stockant et en libérant la bile. Mais que se passe-t-il quand elle est retirée ? Cette opération est fréquente, notamment en cas de calculs biliaires douloureux. Pourtant, elle entraîne des ajustements notables dans l’organisme. Est-elle toujours indispensable ? Et comment le corps s’adapte-t-il après cette intervention ?

Faut-il systématiquement retirer la vésicule biliaire en cas de calculs ?

La découverte de calculs biliaires ne signifie pas forcément une opération immédiate. Certains sont asymptomatiques et ne provoquent aucun inconfort. Dans ce cas, une simple surveillance médicale suffit.

Mais lorsque des douleurs intenses, une inflammation (cholécystite) ou des complications comme une obstruction du canal biliaire apparaissent, l’ablation devient souvent nécessaire. L’opération, appelée cholécystectomie, est réalisée sous cœlioscopie et permet de prévenir des complications plus graves.

Comment le corps réagit-il après l’ablation de la vésicule biliaire ?

Le corps continue à produire de la bile via le foie, mais son écoulement devient constant, ce qui peut entraîner plusieurs effets :

  1. Digestion des graisses plus difficile

Sans réservoir de stockage, la bile est libérée en continu, ce qui peut compliquer l’absorption des graisses. Certains aliments lourds deviennent plus difficiles à digérer, provoquant diarrhées ou ballonnements.

  1. Troubles digestifs et reflux biliaire

L’absence de régulation de la bile peut favoriser son reflux vers l’estomac, causant des brûlures et des douleurs similaires au reflux acide.

  1. Déséquilibre du microbiote intestinal

La bile a un effet antibactérien naturel. Son écoulement continu peut perturber la flore intestinale, augmentant les risques de troubles digestifs ou inflammatoires.

Quels risques à long terme après l’opération ?

Si l’intervention est souvent bien tolérée, certains problèmes peuvent apparaître avec le temps :

  • Gastrite par reflux : La bile peut irriter la paroi de l’estomac, provoquant inflammations et douleurs digestives.
  • Risque accru de cancer du côlon : Des études suggèrent un lien entre l’augmentation des acides biliaires secondaires et une irritation chronique du côlon.
  • Formation de calculs dans le canal biliaire : L’écoulement constant de bile peut favoriser la stagnation et la formation de nouveaux calculs.

Quelles adaptations alimentaires après l’opération ?

Bare-chested patient with a liver and gall bladder painted on his body. He is pointing on the red colored gallbladder. Often patients feel pain because of gall stones which results in bilious attacks and a gallbladder infection (cholecystitis).

Adopter une alimentation adaptée est essentiel pour éviter l’inconfort digestif :

  • Privilégier des aliments faciles à digérer : Bouillons, purées, légumes cuits et protéines maigres aident le système digestif à s’adapter progressivement.
  • Limiter les graisses et les fritures : Mieux vaut privilégier les huiles végétales en petites quantités et éviter les plats trop riches.
  • Augmenter l’apport en fibres : Céréales complètes, légumes et fruits aident à réguler le transit sans provoquer d’irritations.
  • Fractionner les repas : Manger en petites portions permet d’éviter les surcharges digestives.

Quand peut-on quitter l’hôpital après l’opération ?

La sortie se fait généralement sous 48 à 72 heures si aucune complication n’est constatée. La reprise d’une alimentation normale est progressive, avec des ajustements selon la tolérance digestive de chacun.

L’ablation de la vésicule biliaire modifie la digestion, mais avec une alimentation adaptée et une bonne hygiène de vie, l’organisme compense naturellementÉviter les excès de graisses, privilégier des repas légers et écouter son corps sont les clés d’un rétablissement optimal.