Les signes à surveiller qui pourraient suggérer que vous souffrez de polymyalgie rhumatismale

Publié le 28 mars 2025
Les signes à surveiller qui pourraient suggérer que vous souffrez de polymyalgie rhumatismale

Certaines douleurs semblent banales au début : une épaule un peu raide au réveil, des difficultés à lever les bras, ou encore une sensation de fatigue persistante. Pourtant, derrière ces signes apparemment sans gravité peut se cacher une maladie inflammatoire bien plus sérieuse : la pseudopolyarthrite rhizomélique. Touchant principalement les personnes de plus de 65 ans, elle reste encore trop souvent méconnue ou confondue avec d’autres troubles. Et si votre corps vous envoyait des signaux d’alerte que vous ne percevez pas ?

Quand les douleurs deviennent inhabituelles

Au départ, tout commence souvent par une douleur marquée et persistante à l’épaule, comme si un poids invisible vous empêchait de bouger librement. Cette gêne symétrique – c’est-à-dire ressentie des deux côtés du corps – rend des gestes simples comme enfiler un manteau ou atteindre une étagère particulièrement pénibles. La nuit, la douleur s’intensifie et perturbe le sommeil, rendant le repos difficile. Avec le temps, elle peut s’étendre jusqu’aux bras, créant une impression de tension constante, comparable à une crampe musculaire persistante.

Une maladie qui s’étend aux hanches et bien plus

Ce trouble ne s’arrête pas aux épaules. Beaucoup de personnes ressentent également une douleur diffuse dans les hanches, les cuisses, les fesses, voire le cou. Imaginez devoir sortir d’un fauteuil profond ou vous pencher pour ramasser un objet : des gestes autrefois anodins deviennent soudain des obstacles du quotidien. Le corps semble protester à chaque mouvement, surtout après une longue position assise ou au réveil. Cette douleur diffuse rappelle celle ressentie après une séance de sport intense, sauf qu’ici, elle ne disparaît pas.

La raideur matinale : un signal clé

Le matin, le corps semble figé, comme si les articulations refusaient de se déverrouiller. Cette raideur peut durer plus d’une heure après le réveil. Beaucoup décrivent une sensation de « gel musculaire », comme si leurs muscles avaient passé la nuit à se crisper. Bouger devient un véritable échauffement. Heureusement, de petits mouvements doux peuvent parfois soulager temporairement cette gêne. Toutefois, sans prise en charge médicale, cette rigidité peut évoluer vers une perte progressive de mobilité.

Des mouvements de plus en plus restreints

Petit à petit, la personne commence à éviter certains gestes pour ne pas raviver la douleur. Résultat : les muscles s’affaiblissent, les mouvements deviennent plus limités. Monter un escalier, lever les bras pour se coiffer, ou encore se relever d’une chaise basse deviennent de véritables difficultés. C’est un peu comme porter une armure trop rigide : on se sent bloqué dans son propre corps.

Les articulations aussi peuvent souffrir

Parfois, la pseudopolyarthrite rhizomélique s’attaque aussi à d’autres articulations : genoux, coudes ou poignets. Contrairement à la polyarthrite rhumatoïde, elle ne provoque pas de gonflements articulaires visibles. Pourtant, la douleur est bien réelle, souvent accompagnée de tensions musculaires. Écrire, cuisiner ou même marcher peut devenir difficile. Là encore, le piège est de penser à tort qu’il s’agit simplement d’arthrose ou de vieillissement.

Des symptômes plus généraux à ne pas négliger

Au-delà des douleurs, cette affection peut s’accompagner de fatigue chronique, de fièvre légère ou d’un malaise général. Certaines personnes perdent du poids involontairement ou ressentent une baisse d’appétit. Cette lassitude permanente peut aussi conduire à une forme de dépression, notamment chez les personnes déjà isolées. Le lien avec l’artérite à cellules géantes, une autre maladie inflammatoire sérieuse, renforce l’importance d’un diagnostic précis.

Quand consulter un médecin ?

Si vous ou l’un de vos proches présentez plusieurs de ces signes – raideur prolongée le matin, douleurs bilatérales aux épaules ou aux hanches, fatigue inhabituelle – il est essentiel de consulter un professionnel de santé. Un diagnostic précoce permet souvent un traitement efficace, à base de corticoïdes, qui améliore nettement la qualité de vie.

N’ignorez pas les signaux de votre corps

Vieillir ne devrait pas rimer avec douleur. La pseudopolyarthrite rhizomélique n’est pas une fatalité, mais elle nécessite d’être reconnue. Mieux la comprendre, c’est déjà se donner les moyens d’y faire face. À l’image d’un moteur qui a besoin d’huile pour tourner rond, notre corps a parfois simplement besoin d’un peu d’attention… et d’un bon diagnostic.