Une maman de 66 ans critiquée après avoir donné naissance à des jumeaux

Donner la vie est un moment unique, mais que se passe-t-il lorsqu'une femme décide de devenir mère bien après l’âge habituel ? C’est l’histoire de Maria del Carmen Bousada, une Espagnole de 66 ans qui a défié les conventions pour réaliser son rêve de maternité. Son choix, rendu possible grâce à la fécondation in vitro (FIV), a suscité à la fois admiration et critiques. Entre joie, controverses et tragédie, découvrez ce parcours hors norme.
Une grossesse tardive qui surprend et divise
En 2006, Maria, une retraitée espagnole, a stupéfié son entourage en annonçant qu’elle était enceinte… de jumeaux !
Pourtant, ce n’était pas un miracle naturel. Déterminée à devenir mère, elle a vendu sa maison afin de financer un traitement de fécondation in vitro (FIV) aux États-Unis. Pour être acceptée, elle aurait menti sur son âge à la clinique de fertilité, prétendant avoir 55 ans au lieu de 66.
« Les circonstances m’ont poussée à prendre cette décision. C’était la seule façon de réaliser mon rêve », confiait-elle à l’époque.
Son histoire a rapidement fait le tour du monde, soulevant des débats passionnés sur la maternité tardive. Si certains voyaient en elle un symbole de détermination et d’indépendance, d’autres, y compris sa propre famille, ont jugé son choix irresponsable et égoïste.
Un bonheur de courte durée
Malgré les critiques, Maria a donné naissance en décembre 2006 à deux garçons en bonne santé, Christian et Pau. Elle était alors la maman la plus âgée du monde.
Mais le bonheur fut éphémère. Six mois seulement après l’accouchement, Maria a reçu un diagnostic de cancer des ovaires.
« Ce sont encore des bébés, je ne leur ai rien dit. Ils sont trop jeunes pour comprendre », confiait-elle à l’époque.
Son état s’est rapidement aggravé, et en 2009, à l’âge de 69 ans, Maria s’est éteinte, laissant derrière elle ses deux jeunes fils orphelins.
Que sont devenus ses enfants ?
Après son décès, la famille de Maria a pris en charge les jumeaux. Son frère Ricardo a confié :
« Je pense qu’elle a fait cela trop tard… Mais maintenant qu’ils sont là, nous les aimons et nous faisons tout pour eux. »
Aujourd’hui, Christian et Pau, qui ont grandi à Cadix, semblent être des enfants bien entourés. Un proche de la famille témoigne :
« On s’occupe bien d’eux, et ils sont en pleine forme. »
Maternité tardive : entre science et éthique
L’histoire de Maria relance un débat sensible : jusqu’à quel âge peut-on avoir des enfants ?
Grâce aux avancées médicales, il est désormais possible pour une femme ménopausée d’avoir un enfant via une FIV avec don d’ovocytes. Mais cette possibilité soulève de nombreuses questions :
- L’enfant risque-t-il de perdre rapidement ses parents ?
- Peut-on être une bonne mère à un âge avancé ?
- Les cliniques devraient-elles imposer une limite d’âge stricte ?
Maria, elle, est restée convaincue jusqu’au bout d’avoir fait le bon choix :
« Chacun devrait pouvoir décider quand il veut devenir parent, sans être limité par la société. »
Une histoire qui fait réfléchir
Le parcours de Maria del Carmen Bousada est à la fois inspirant et controversé. Si son désir de maternité force l’admiration, son décès prématuré illustre les risques liés aux grossesses tardives.
Finalement, cette histoire nous invite à nous interroger sur les limites de la médecine et de la liberté individuelle.
Et vous, pensez-vous qu’il devrait y avoir un âge limite pour devenir parent ?