Un homme de 41 ans, diagnostiqué avec une forme précoce de la maladie d’Alzheimer, révèle les premiers symptômes qu’il a ressentis

Imaginez-vous assis devant un film, totalement captivé… pour finalement découvrir que vous l’avez déjà vu le mois dernier. C’est ce qu’a vécu un père de famille de 41 ans. Mais ce n'était que le début. Des oublis inquiétants, une mémoire qui flanche, une difficulté croissante à raisonner clairement… Jusqu'au jour où il a réalisé que sa propre fille était en danger à cause de sa maladie.
Quand les premiers signes passent inaperçus
Fraser, un homme dynamique et père de deux adolescentes, n’aurait jamais imaginé développer une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Pourtant, avec du recul, il se souvient que les signes étaient là, bien avant son diagnostic.
« J’avais l’impression que mon cerveau fonctionnait normalement… jusqu’à ce que je commence à oublier des événements entiers », confie-t-il.
Ce furent d’abord des films dont il ne se souvenait pas avoir vu, puis des conversations qu’il oubliait presque immédiatement.
Mais comme beaucoup, il a d’abord attribué ces trous de mémoire au stress ou à la fatigue. Ce n’est que lorsque ses oublis ont commencé à affecter son quotidien qu’il a compris qu’il se passait quelque chose d’anormal.
L’oubli qui a tout changé
Le moment le plus marquant pour Fraser est survenu avec sa fille. Un soir, alors qu’elle lui avait répété plusieurs fois qu’elle irait au cinéma avec une amie, il a totalement oublié cette information.
Lorsqu’il a constaté son absence, il a paniqué. Il a tenté de l’appeler à plusieurs reprises, sans réponse. Submergé par l’angoisse, il a même envisagé de contacter la police. Ce n’est qu’au bout d’un moment qu’elle l’a enfin appelé :
— Papa, je viens de sortir du cinéma. Tu te souviens ? Je te l’avais dit…
Ce fut un électrochoc pour Fraser. Si un simple oubli pouvait déclencher une telle panique, qu’en serait-il à l’avenir ?
Vivre avec un cerveau qui change
Au fil du temps, il a remarqué que ses difficultés allaient bien au-delà de simples oublis. Il se sentait moins capable d’analyser des situations complexes, comme si son esprit fonctionnait de manière plus floue.
« J’ai du mal à réfléchir en profondeur. Tout me semble plus confus, comme si mon cerveau ne pouvait plus traiter les informations de la même manière », explique-t-il.
Il a donc dû adapter son quotidien. Avec ses filles, ils ont mis en place un système simple mais efficace : elles lui envoient des messages lorsqu’elles sortent, même si elles lui en ont déjà parlé. De cette façon, il peut toujours vérifier ses SMS et éviter de revivre l’angoisse d’un oubli.
Un message d’espoir
Malgré la difficulté de son diagnostic, Fraser a choisi de partager son histoire sur YouTube à travers sa chaîne « I (don’t) have dementia ». Son but ? Sensibiliser le public à la démence précoce et montrer qu’il est possible de continuer à vivre avec la maladie.
Son témoignage rappelle une réalité souvent méconnue : la maladie d’Alzheimer ne touche pas uniquement les personnes âgées. Les premiers signes peuvent apparaître bien plus tôt, et il est essentiel d’être attentif à son cerveau autant qu’à son corps.
Si vous ou un proche remarquez des oublis inhabituels ou des difficultés cognitives, n’attendez pas. Consulter un professionnel de santé peut permettre de poser un diagnostic plus tôt et d’adapter son quotidien en conséquence. Parce qu’au-delà des souvenirs qui s’effacent, c’est la manière dont on choisit de les préserver qui compte.