La gale fait son retour en France : voici les 2 signes à surveiller chez votre enfant

Publié le 12 mars 2025
La gale fait son retour en France : voici les 2 signes à surveiller chez votre enfant

Depuis quelques années, une maladie que l’on croyait disparue refait surface en France, notamment dans les écoles et les crèches. Elle provoque de fortes démangeaisons et se propage rapidement. Pourtant, elle reste méconnue et souvent confondue avec d’autres affections cutanées. Savez-vous vraiment reconnaître la gale et réagir efficacement si votre enfant est touché ? Voici les signes à ne pas ignorer et les erreurs à éviter.

Une maladie qui revient en force : pourquoi la gale progresse-t-elle ?

Longtemps perçue comme une maladie du passé, la gale est aujourd’hui en recrudescence en France et en Europe. Les jeunes enfants, les étudiants et les professionnels de santé sont particulièrement exposés. Cette maladie, causée par un acarien microscopique nommé Sarcoptes scabiei, se transmet principalement par contact direct peau à peau. Contrairement aux idées reçues, elle n’est pas liée à un manque d’hygiène, mais elle se propage plus facilement dans des milieux où la promiscuité est importante, comme les crèches et les écoles.

Le problème ? La gale passe souvent inaperçue au départ. L’incubation peut durer plusieurs semaines, laissant le temps aux parasites de se multiplier avant que les premiers symptômes ne se manifestent.

Démangeaisons nocturnes et lésions cutanées : les signes à surveiller

Le premier signal d’alerte est une démangeaison intense, particulièrement la nuit. Elle est due à la réaction inflammatoire du corps face aux galeries creusées par les acariens sous la peau. Mais ce n’est pas tout :

  • Lésions cutanées caractéristiques : des stries fines, des croûtes ou des rougeurs apparaissent, souvent confondues avec de l’eczéma.
  • Zones du corps touchées : chez l’enfant, les démangeaisons se localisent souvent entre les doigts, au niveau des poignets, du nombril, des cuisses ou encore des fesses. Le dos et le visage sont généralement épargnés.
  • Contamination familiale : si plusieurs membres d’une même famille ou d’une classe se plaignent de démangeaisons, la gale est une cause probable.

Les erreurs à éviter : ne pas se soigner seul

Face à des symptômes évocateurs, il peut être tentant d’essayer des remèdes maison ou d’acheter un traitement en pharmacie sans confirmation médicale. Pourtant, ces gestes peuvent être inefficaces, voire risqués.

  • Un mauvais diagnostic : d’autres affections cutanées comme l’eczéma ou certaines allergies peuvent ressembler à la gale. Seul un médecin peut poser un diagnostic précis.
  • Un traitement mal adapté : utiliser des médicaments contre la gale sans certitude d’infection peut entraîner des effets secondaires, notamment sur la peau.
  • Une contamination persistante : même après un traitement, si l’environnement n’est pas désinfecté correctement (vêtements, literie, peluches), la réinfestation reste possible.

Comment réagir ? Les bons réflexes pour protéger votre enfant

Si vous suspectez la gale chez votre enfant, voici les étapes essentielles :

  1. Consulter rapidement un médecin pour confirmer le diagnostic. Un examen dermatologique ou un prélèvement de peau peuvent être nécessaires.
  2. Appliquer le traitement prescrit à toute la famille, même si certains membres ne présentent pas encore de symptômes, pour éviter une propagation silencieuse.
  3. Laver et désinfecter tout le linge de lit, les vêtements et les peluches à 60°C ou utiliser un traitement antiparasitaire spécifique pour les objets non lavables.
  4. Éviter les contacts rapprochés avec d’autres enfants tant que le traitement n’a pas éradiqué les parasites.

Un problème collectif qui nécessite vigilance et prévention

La recrudescence de la gale en France montre que certaines maladies que l’on pensait disparues peuvent réapparaître. Parents, enseignants et professionnels de santé doivent rester attentifs pour limiter la propagation. En cas de doute, mieux vaut consulter rapidement plutôt que de risquer une épidémie dans une classe ou une crèche.