Cette actrice a quitté Hollywood et est devenue vendeuse de fromages après avoir perdu son bébé

Publié le 18 mars 2025

Une ascension fulgurante, un succès planétaire… et puis, le précipice. Lauren Tewes, connue pour son rôle de Julie McCoy dans La Croisière s’amuse, a vu sa carrière exploser avant de s’effondrer brutalement. Entre addiction, licenciement et drames personnels, son parcours ressemble à une montagne russe. Mais derrière cette chute abrupte se cache une femme résiliente, qui a su rebondir d’une manière totalement inattendue.

Une étoile montante à Hollywood

En 1977, Lauren Tewes décroche le rôle de Julie McCoy, la charmante directrice de croisière du Pacific Princess. À seulement 23 ans, elle devient une figure emblématique de la télévision, apparaissant chaque semaine dans des millions de foyers à travers le monde. Son sourire éclatant et son énergie communicative font d’elle l’un des personnages préférés des téléspectateurs.

Mais derrière les projecteurs, une réalité bien plus sombre se dessine. La célébrité soudaine, la pression du métier et l’environnement hollywoodien la poussent à expérimenter la drogue. Ce qui commence comme une simple distraction devient rapidement une addiction incontrôlable.

Un licenciement brutal et un naufrage personnel

En 1984, après sept ans de bons et loyaux services, Lauren Tewes est brutalement évincée de la série. Son problème de drogue, connu des producteurs, devient ingérable. Hollywood, impitoyable à l’époque face à la toxicomanie, ne lui offre aucune seconde chance. Elle est remplacée du jour au lendemain, se retrouvant sans emploi, sans soutien et en pleine détresse.

Dans une interview, elle confie : « Tout mon argent est parti dans mon nez. Je pensais que la cocaïne me rendait plus forte, mais en réalité, elle me détruisait. » Malgré une première tentative de sevrage en 1980, il lui faudra plusieurs années pour réussir à s’en sortir complètement.

Drames personnels et tentative de reconstruction

Au-delà de sa carrière brisée, Lauren Tewes doit affronter des épreuves personnelles dévastatrices. En 1987, elle perd sa fille âgée d’un mois, un drame qui la marque à jamais. Puis, en 2002, son mari Robert Nadir meurt des suites de la maladie de Charcot. Deux tragédies qui l’éloignent encore plus des projecteurs.

Déterminée à retrouver une forme de stabilité, elle se tourne vers le théâtre, un milieu plus intimiste qui lui permet de renouer avec son amour pour la comédie. Mais la télévision ne lui tend plus les bras. Si elle fait quelques apparitions dans des séries comme Twin Peaks ou Madame est servie, elle ne retrouvera jamais son statut d’icône du petit écran.

Une reconversion surprenante

Face à cette réalité, Lauren Tewes décide de prendre un virage inattendu : elle se forme à l’art culinaire et devient spécialiste du fromage dans une entreprise de restauration à Seattle. Une reconversion insolite, prouvant que la vie ne s’arrête pas après un échec.

Loin du glamour d’Hollywood, elle trouve un équilibre dans cette nouvelle passion. Son amour pour la cuisine devient une véritable thérapie, une manière de se reconstruire en dehors des feux des projecteurs. Aujourd’hui, à 70 ans, elle mène une vie simple, loin du tumulte du passé.

Une réhabilitation tardive mais sincère

Si Lauren Tewes n’a jamais retrouvé sa place à Hollywood, ses anciens collègues ne l’ont jamais oubliée. Jill Whelan, qui jouait sa sœur à l’écran, raconte : « Elle est comme une sœur pour nous tous. Une actrice exceptionnelle et une personne incroyable. »

Son départ de La Croisière s’amuse est souvent perçu comme une injustice. Dans les années 80, la toxicomanie était vue comme une faute impardonnable plutôt qu’une maladie à soigner. Aujourd’hui, les mentalités ont évolué, et son histoire est considérée comme un exemple de résilience.

Malgré tout, Lauren Tewes ne regrette rien. Comme elle l’a confié au Los Angeles Times : « J’ai fait des erreurs, mais j’ai aussi fait les bons choix pour me relever. J’ai suivi mon cœur et ma volonté, et j’ai choisi de persévérer. »

Une leçon de vie inspirante, qui nous rappelle qu’il est toujours possible de se réinventer, peu importe les épreuves traversées.