Des chercheurs révèlent quel est le groupe sanguin qui présente le risque le plus faible de cancer

Publié le 26 mars 2025
Des chercheurs révèlent quel est le groupe sanguin qui présente le risque le plus faible de cancer

On l’ignore souvent, mais un simple détail biologique que nous portons tous en nous pourrait bien faire la différence face à certaines maladies graves. Certains scientifiques suggèrent même qu’il influencerait notre risque de développer un cancer. Vous pensez que cela ne vous concerne pas ? Attendez de découvrir ce que votre groupe sanguin révèle vraiment…

Pourquoi connaître son groupe sanguin peut être utile bien au-delà des urgences

Lorsqu’on parle de groupe sanguin, la première chose qui vient à l’esprit, c’est souvent la transfusion en cas d’accident. Et pourtant, cette information va bien au-delà de ce seul usage médical. Aujourd’hui, des recherches suggèrent qu’elle pourrait être un indicateur précieux de notre vulnérabilité face à certaines maladies chroniques, notamment les cancers.

Mais connaissez-vous réellement votre groupe sanguin ?

En France, beaucoup ne le découvrent que tardivement : lors d’une hospitalisation, d’une grossesse ou d’un don du sang. Les professionnels de santé ne le communiquent pas systématiquement lors d’une simple prise de sang.

Vous pouvez bien sûr faire une estimation à partir du groupe sanguin de vos parents, mais cela reste approximatif. La seule façon fiable de le savoir, c’est de passer un test dédié, souvent accessible gratuitement lors des collectes de sang organisées par l’Établissement Français du Sang.

Groupe O : un avantage naturel face à certains cancers ?

Des chercheurs ont tenté, au fil des années, de mieux comprendre si notre groupe sanguin pouvait être lié à notre risque de développer certaines maladies. Et les résultats sont particulièrement intéressants.

Une étude importante menée en 2015 a mis en lumière une corrélation entre le groupe sanguin et le risque de certains cancers, en particulier le cancer de l’estomac. Selon ces travaux, les personnes de groupe O seraient statistiquement un peu moins susceptibles de développer ce type de tumeur.

Mais ce n’est pas tout : d’autres analyses ont montré que ce même groupe O semble également offrir une forme de protection contre le cancer du pancréas et certains cancers colorectaux. Il s’agirait d’une forme de protection liée à une meilleure réponse immunitaire, comme si ce type de sang limitait certains risques liés à des infections bactériennes pouvant favoriser la prolifération de cellules cancéreuses.

Les groupes A, B et AB : potentiellement plus exposés, mais pas condamnés

Si vous êtes de groupe A, B ou AB, pas d’inquiétude excessive : ce n’est pas une fatalité. Ces groupes présentent effectivement, selon certaines études, un risque accru de développer certains cancers, notamment gastriques ou pancréatiques. Mais ces données doivent être interprétées avec prudence.

Il est essentiel de rappeler que le groupe sanguin n’est qu’un facteur parmi tant d’autres : alimentation, hygiène de vie, environnement, antécédents familiaux… tous jouent un rôle plus déterminant encore dans la prévention des maladies.

Le Dr Sanjay Aggarwal, spécialiste en soins holistiques, précise d’ailleurs que ces corrélations pourraient être liées à des différences dans la réponse immunitaire à certaines infections, plus qu’à un « destin biologique » programmé.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Connaître votre groupe sanguin, c’est un peu comme connaître votre carte d’identité biologique. Et au-delà de l’aspect médical pur, cela peut vous aider à personnaliser vos choix de prévention santé :

  • Faites-vous dépister régulièrement, surtout si vous êtes dans un groupe à risque.
  • Adoptez une alimentation riche en fibres, en fruits et légumes, et pauvre en produits ultra-transformés.
  • Limitez l’alcool et le tabac, qui restent les principaux facteurs de risque de nombreux cancers.

Votre sang vous parle, écoutez-le

Votre groupe sanguin n’est pas seulement un code pour les hôpitaux, c’est aussi une clé de compréhension de votre santé. Même si la science n’a pas encore percé tous ses secrets, une chose est sûre : mieux vous connaître, c’est mieux vous protéger.

Alors, la prochaine fois que vous passez un examen médical ou croisez une collecte de sang dans votre ville, posez la question. « Ce petit détail pourrait faire une vraie différence. »